Tantôt un corps féminin au buste arrogant par les deux mains étirées loin derrière le dos, tantôt un adolescent perdu dans ses pensées que la connectique MP3 évacue au rythme de pulsions ; là, l’empreinte d’un bras, ici, la silhouette d’une main tenant le plus hautement possible un appareil photographique. Tantôt la représentation d’un jeune homme au corps tatoué, effacée par la reproduction peinte d’un photogramme de Raymond Hains ; tantôt ce même corps traversé et confondu par les couleurs d’une peinture de Pierre Mondrian. Autant de modèles que de figures empruntées à une modernité qui confèrent à ce répertoire iconique un mode de correspondances susceptible de montrer les détours qu’emprunte une intention de peinture.